Les discriminations ont un coût social, mais aussi économique. « En simulant les effets d’un alignement de la situation en emploi des personnes discriminées* – taux d’emploi, niveaux de salaires, temps de travail et proportion de bacheliers – sur la situation moyenne du reste de la population de même classe d’âge, [on observe] un manque à gagner de l’ordre de 3 % à 14 % du PIB », constate France Stratégie.

À partir d’un scénario de réduction des discriminations au sein des entreprises par un meilleur accès aux postes qualifiés et à l’emploi, cette dernière évalue le gain, sur vingt ans, à +6,9 % de produit intérieur brut et +2 % de recettes publiques (TVA, impôts sur le revenu, cotisations sociales…).

Cette étude fait suite à une proposition du « groupe de dialogue sur les discriminations au recrutement et dans l’entreprise », présidée par Jean-Christophe Sciberras.

Remis par Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, ce rapport a été l’occasion de rappeler l’action déterminée de l’État, des partenaires sociaux et des associations pour lutter contre les discriminations à l’embauche et à l’emploi, en particulier le déploiement des méthodes de recrutement non discriminantes et les campagnes destinées à lutter contre les stéréotypes.

* Pour son étude, France Stratégie a retenu 4 critères de discrimination sur 21 : le sexe, l’origine géographique (Domiens et descendants de parents originaires d’Afrique et du Maghreb), le lieu de résidence et le handicap.

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Lire aussi les résultats de l’appel à témoignages du Défenseur des droits sur les discriminations à l’embauche

Pour aller plus loin

Sur ce thème, voir aussi la vidéo « Discriminations : comment agir ? »