Parce que la mobilité est un atout pour les jeunes et le dynamisme du pays, le Gouvernement a annoncé aujourd’hui sa stratégie nationale de mobilité européenne et internationale dans le cadre de la priorité Jeunesse fixée par le Président de la République. Conformément au Comité interministériel de la jeunesse du 21 février 2013, deux objectifs sont poursuivis :

PROGRAMMES DE MOBILITE POUR TOUS

Erasmus plus

La France s’est engagée en faveur d’une augmentation substantielle du budget du programme de mobilité européen 2014-2020 « Erasmus plus » pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, soit 30 % supplémentaire par rapport à la période 2007-2013. Deux fois plus de jeunes pourront vivre une expérience de mobilité.

La France a notamment œuvré pour la démocratisation d’ « Erasmus plus ». La mobilité dans les filières professionnelles, technologiques et de l’apprentissage bénéficiera des bourses de stage « Erasmus plus », dont le développement témoigne de l’intérêt des jeunes concernés et de l’évolution des besoins. Ce futur programme permettra également à davantage de jeunes de participer à des actions d’éducation non formelle : échanges de jeunes, service volontaire européen, projets associatifs.

Loi d’orientation sur l’enseignement supérieur et la recherche

Récemment adoptée par le Parlement, cette loi confie au service public d’enseignement supérieur la mission de développer des parcours comprenant des périodes d’études ou d’activité à l’étranger. Ce texte prévoit également une nouvelle procédure d’accréditation des universités à délivrer des diplômes qui intègrera dans son cahier des charges la dimension internationale des formations.

Un système de reconnaissance de crédits similaire sera d’ailleurs introduit par le ministère de l’éducation nationale dans l’enseignement secondaire professionnel à partir de la rentrée 2014, afin de faciliter la mobilité des lycéens professionnels en permettant d’intégrer les compétences acquises à l’étranger dans la délivrance du baccalauréat. 

Volontariat International en Entreprise

L’objectif est d’augmenter de 25 % en trois ans le nombre de bénéficiaires. Il sera démocratisé grâce à son élargissement aux étudiants de licence professionnelle. Une expérimentation du « VIE pro » sera ainsi lancée dans 5 universités à la rentrée 2013 pour permettre aux étudiants de faire reconnaître leur expérience en VIE pour l’obtention de leur diplôme de licence professionnelle. En savoir plus sur le VIE.

Mobilité des ultramarins

Les moyens dédiés à la mobilité des jeunes ultramarins dans les domaines associatif, éducatif, culturel et sportif seront doublés via le Fonds d’échanges à but éducatif culturel et sportif (FEBECS) pour remédier aux carences des dispositifs de droit commun à leur égard. 

Mobilité France-Allemagne

A l’occasion des 50 ans du Traité de l’Elysée et de la création de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), les deux Gouvernements ont réaffirmé leur attachement et leur soutien à cette institution en augmentant leur contribution d’un million d’euros chacun. 

Mobilité France-Canada

L’accord récemment signé avec le Canada permet de multiplier les échanges de jeunes entre nos deux pays, notamment ceux soutenus par l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ). 

ACTEURS DE LA MOBILITE

Comité permanent de la mobilité européenne et internationale des jeunes

Un comité sera mis en place associant les principaux opérateurs de mobilité (2E2F, AFPEJA, OFAJ, OFQJ, FONJEP, France Volontaires, UBIFRANCE), les administrations publiques, les réseaux associatifs, les collectivités territoriales et des représentants des jeunes eux-mêmes.

Collectivités

Par ailleurs des plateformes régionales coordonnées par les Régions et l’État, associant les autres collectivités et la société civile seront mises en place. Elles élaboreront des plans de développement régionaux de la mobilité fondés sur des diagnostics partagés avec les partenaires et les jeunes eux-mêmes. Elles auront également une fonction d’évaluation. Le fonds d’expérimentation jeunesse (FEJ) les soutiendra à hauteur de 2 millions d’euros sur trois ans.

Lire le communiqué de presse de Geneviève Fioraso et Valérie Fourneyron.