C’était une matinée idéale pour « célébrer l’esprit de la jeunesse Erasmus + » selon les propos de l’ensemble des participants. Le programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport a officiellement été lancé, lundi, à la Cité Universitaire de Paris en présence notamment de quatre ministres, dont Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et de la Commissaire européenne chargée de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, Androulla Vassiliou.

Erasmus+ vise à renforcer les compétences et l’employabilité, ainsi qu’à moderniser l’éducation, la formation et le travail des jeunes. Ce programme, d’une durée de sept ans, sera doté d’un budget de 14,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 40 % par rapport aux niveaux de dépenses actuels, ce qui démontre la volonté de l’Union Européenne d’investir dans ces domaines.

Erasmus+ offrira à plus de 4 millions d’Européens la possibilité d’étudier, de se former, d’acquérir une expérience professionnelle ou de travailler comme bénévoles à l’étranger. Plus de 500 000 étudiants, jeunes et personnel travaillant dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse en France devraient bénéficier de bourses dans le cadre d’Erasmus+ d’ici à 2020. La France recevra 140 millions d’euros en 2014, soit une augmentation de 9,7% par rapport au montant obtenu en 2013 dans le cadre des programmes « Éducation et formation tout au long de la vie » et « Jeunesse en action ».

Comme pour les autres pays participants, il est prévu que l’allocation annuelle pour la France augmente chaque année jusqu’en 2020. En outre, la France pourra également bénéficier de soutiens financiers pour des projets sportifs transnationaux (une nouveauté du programme) ainsi que de l’action Jean Monnet favorisant les études d’intégration européenne dans l’enseignement supérieur. La France a permis à quelque 30 000 étudiants et 13 000 jeunes (en échange ou en service volontaire européen) de bénéficier d’une expérience à l’étranger dans le cadre d’Erasmus en 2012-2013, et fut l’une des trois destinations les plus prisées par les étudiants venus de l’étranger.

« Notre défi aujourd’hui est de poursuivre le développement de ce programme et de faire en sorte qu’il soit accessible à tous dans les principes et dans les faits », a indiqué Patrick Kanner. « Aucune jeune de notre pays ne devra en être écarté en raison de sa situation, et notamment les jeunes issus des quartiers populaires. Ce sera notamment l’enjeu de notre nouvelle politique de la ville. »

Dans le domaine du sport, Erasmus+ est doté d’un budget de quelque 265 millions d’euros sur sept ans, pour contribuer à la lutte contre les menaces transfrontières que sont, notamment, les matches truqués et le dopage. Il soutiendra également des projets faisant intervenir des organisations actives dans le domaine du sport de masse et favorisant, par exemple, la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, l’inclusion sociale, les doubles carrières et l’activité physique pour tous.

Photos H. HAMON, MVJS