Le contrat de génération répond au triple objectif d’améliorer l’accès des jeunes à un emploi en contrat à durée indéterminée (CDI), de maintenir l’emploi des seniors et d’assurer la transmission des savoirs et des compétences. Les jeunes qui terminent leurs études enchaînent le plus souvent stages, contrats courts ou missions d’intérim. Ceux qui accèdent à l’emploi le font le plus souvent via des contrats précaires. Ainsi, moins d’un jeune de moins de 25 ans sur deux en emploi l’est en CDI. Le contrat de génération permettra l’embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée dès lors qu’ils seront accompagnés par un salarié plus expérimenté, lui-même maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite.

Ce dispositif est également porteur d’une ambition forte : modifier durablement le regard des entreprises pour reconnaître les atouts de tous les salariés, quel que soit leur âge. Les jeunes arrivent ainsi sur le marché du travail en étant souvent au fait du dernier état des savoirs et des technologies, avec une forte capacité à appréhender la nouveauté et à pressentir ou définir les besoins nouveaux ainsi que les méthodes de travail innovantes. Ce faisant, ils ont certes besoin de développer leur expérience mais peuvent aussi contribuer à la transmission de leurs savoirs et méthodes aux salariés plus anciens dans les entreprises. Ils ont aussi besoin de trouver leur place dans l’entreprise, dont ils ne connaissent initialement ni les codes ni la culture. Dans leur accord, les partenaires sociaux ont prévu que tout jeune recruté bénéficiera d’un parcours d’accueil dans l’entreprise et d’un référent.

Le contrat de génération s’inscrit, par ailleurs, dans la bataille du Gouvernement pour l’emploi, et particulièrement pour l’emploi des jeunes en complémentarité avec la loi sur les emplois d’avenir. Ces derniers offrent une solution aux jeunes peu ou pas diplômés, les plus éloignés de l’emploi, dans les secteurs d’utilité sociale et secteurs porteurs d’avenir. Le contrat de génération s’adresse à tous les jeunes et à toutes les entreprises du secteur privé. L’objectif du gouvernement est de créer une dynamique, de redonner un espoir à tous les jeunes et de valoriser l’expérience des salariés seniors.

Le contrat de génération devrait couvrir à terme l’intégralité des salariés jeunes et seniors des entreprises de 300 salariés et plus, ce qui représente environ 800 000 jeunes de moins de 26 ans et 400 000 seniors de 57 ans et plus. Ces salariés bénéficieront de l’amélioration des actions mises en œuvre par les entreprises en faveur des jeunes et des seniors, conformément auxquels engagements qu’elles auront souscrit.

Le contrat de génération prévoit ainsi des modalités adaptées à la taille des entreprises :
- les entreprises de plus de 300 salariés devront négocier des engagements portant sur l’embauche et l’intégration des jeunes dans l’entreprise, l’emploi des seniors et la transmission des compétences. A défaut elles seront soumises à une pénalité ;
- les entreprises de moins de 300 salariés pourront bénéficier d’une aide lorsqu’à la fois, elles embauchent en CDI un jeune de moins de 26 ans et elles maintiennent en emploi un senior de 57 ans et plus, ou recruté à 55 ans et plus. Pour les entreprises de 50 à 300 salariés, le bénéfice de l’aide sera conditionné à la recherche d’un accord collectif.

Le projet de loi sur le contrat de génération sera le premier à être examiné à l’Assemblée nationale en janvier. Après examen au Sénat, il devrait être voté et entrer en application dès la fin du premier trimestre 2013.

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