Le Premier ministre, Manuel Valls, qui a clôturé les échanges a annoncé que « plus de 100 millions d’euros seront consacrés, sur trois ans, à la lutte contre la radicalisation ». L’État soutient financièrement  les actions initiées par les collectivités territoriales contre la radicalisation, via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), abondé de 40 millions d’euros, en mai 2016.

Ces journées concrétisent un engagement du Gouvernement, pris lors de la présentation du plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, en mai dernier. Elles ont permis aux représentants de l’État, aux élus, aux acteurs du monde associatif et aux universitaires de rapprocher leurs compétences, d’échanger sur les bonnes pratiques et sur les expériences positives menées dans les territoires.

Face à un niveau de menace terroriste élevé, le Premier ministre a annoncé la « nécessité de doubler les capacités de prise en charge d’ici fin 2017 ». Il a, en outre, souligné l’importance du travail partenarial, tout en veillant à maintenir l’équilibre entre les responsabilités de chacun.

La question de la radicalisation a été abordée avec pragmatisme, dans toute sa complexité et dans toutes ces dimensions : 

UN PILOTAGE OPÉRATIONNEL DÉPARTEMENTAL

Depuis deux ans, l’État a profondément modifié son approche de la prévention et du traitement de la radicalisation. Le pilotage opérationnel de cette politique est désormais assuré à l’échelon départemental, sous l’autorité du préfet, afin d’apporter des réponses adaptées aux situations locales.

De nombreux outils pour prévenir ou enrayer les processus de radicalisation ont été créés. Ils permettent un dialogue permanant entre les autorités, les acteurs locaux et la société civile. En voici quelques exemples : 

UN PLAN D’ACTION À DÉFINIR DANS CHAQUE CONTRAT DE VILLE

Même si tous les territoires sont aujourd’hui concernés par les phénomènes de radicalisation, Patrick Kanner, a rappelé les mesures plus spécifiques qui concernent les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Désormais, chacun des 435 contrats de villes devra être complété, d’ici la fin de l’année, par un plan d’actions sur la prévention de la radicalisation. Les 317 délégués du préfet présents dans les quartiers assurent un rôle d’appui pour élaborer ces plans. Il également souligné le rôle « majeur » des associations dans la prévention spécialisée. « Le mal auquel nous sommes confrontés n’est pas l’affaire exclusive du Gouvernement, elle n’est pas la responsabilité d’un camp. Elle appelle une mobilisation générale de la société », a-t-il rappelé.

#RencontresRadicalisation Mon ministère est pleinement mobilisé dans la lutte contre la #radicalisation. pic.twitter.com/5UVMShFHkT

— Patrick Kanner (@PatrickKanner) 24 octobre 2016


Repères 
Plus de 380 personnes liées à des activités terroristes ont été interpellées depuis le début de l’année, en France. On dénombre plus de 2 000 Français ou résidents impliqués dans des phénomènes de radicalisation religieuse violente ou dans des filières de recrutements djihadistes (source : ministère de l’Intérieur).