Sur les ques­tions de jeu­nesse, la minis­tre se féli­cite de l’adop­tion d’une réso­lu­tion enga­geant les Etats-mem­bres à davan­tage asso­cier la société civile dans la défi­ni­tion des poli­ti­ques publi­ques en faveur de la jeu­nesse. Cette mesure va dans le sens de l’action conduite par le gou­ver­ne­ment fran­çais pour accroî­tre la par­ti­ci­pa­tion et la repré­sen­ta­tion des jeu­nes dans la vie démo­cra­ti­que.

La Ministre a également pré­senté le pro­jet euro­péen iYouth, une pla­te­forme col­la­bo­ra­tive à des­ti­na­tion des struc­tu­res asso­cia­ti­ves, qui per­met de lut­ter contre l’exclu­sion et la mar­gi­na­li­sa­tion des jeu­nes migrants euro­péens ou issus de pays-tiers. Valérie FOURNEYRON a rap­pelé son sou­hait que soit encou­ra­gée la mobi­lité inter­na­tio­nale des jeu­nes, qui accroît les échanges cultu­rels et favo­rise leur inté­gra­tion sociale.

En marge du conseil, Valérie FOURNEYRON a ren­contré les repré­sen­tants du Forum Européen de la Jeunesse, fédé­ra­tion d’asso­cia­tions et de mou­ve­ments de jeu­nesse, active dans les pro­ces­sus de défi­ni­tion des poli­ti­ques publi­ques euro­péen­nes. Elle les a infor­més de la mise en place, en juillet der­nier, du Forum Français de la Jeunesse, ras­sem­ble­ment de 19 mou­ve­ments de jeu­nes. Elle accom­pa­gnera le Forum dans sa struc­tu­ra­tion et son déve­lop­pe­ment, afin que la voix de la jeu­nesse et sa capa­cité d’agir soient désor­mais plei­ne­ment pri­ses en compte dans la défi­ni­tion de l’action publi­que.

Sur les ques­tions spor­ti­ves, Valérie FOURNEYRON déplore que le conseil ne soit pas par­venu à trou­ver un consen­sus sur la défi­ni­tion de l’offre illé­gale de paris spor­tifs, dans le cadre du pro­jet de conclu­sion établissant une stra­té­gie contre la mani­pu­la­tion des résul­tats spor­tifs, qui lui était sou­mis aujourd’hui.

Dès lors, le texte pro­posé deve­nait ambigu, compte tenu des ris­ques que l’offre illé­gale fait cou­rir à l’inté­grité du sport. Un Etat-Membre ayant sou­haité intro­duire une dis­tinc­tion quant à la pro­ve­nance géo­gra­phi­que de l’offre de paris (alors que, confor­mé­ment au droit appli­ca­ble et à la juris­pru­dence com­mu­nau­taire, il appar­tient à cha­que Etat-Membre d’appré­cier la léga­lité d’une offre de paris spor­tifs faite sur son ter­ri­toire), l’una­ni­mité n’a pu être trou­vée sur ce point.

Valérie FOURNEYRON a rap­pelé que si des posi­tions com­mu­nes aux Etats-Membres étaient indis­pen­sa­bles pour garan­tir l’éthique du sport, ces der­niè­res se devaient d’être ambi­tieu­ses et sans ambigüité. Soutenue par des inter­ven­tions conver­gen­tes d’un grand nom­bre de pays, la France a donc consi­déré qu’en l’état il ne conve­nait pas d’atté­nuer la por­tée du pro­jet de conclu­sions pour abou­tir à un accord en deçà des enjeux. La minis­tre a appelé les gou­ver­ne­ments à pren­dre toute leur place dans le com­bat contre les matchs tru­qués, afin de ne pas lais­ser le mou­ve­ment spor­tif seul face au crime orga­nisé.

Valérie FOURNEYRON se féli­cite en revan­che que la démar­che de sport santé soit por­tée au plus haut niveau euro­péen. En séance, elle a rap­pelé son sou­hait que le sport devienne un outil de pré­ven­tion des patho­lo­gies de la séden­ta­rité, mais aussi un outil thé­ra­peu­ti­que, qui trouve toute sa place dans une poli­ti­que de santé publi­que natio­nale et euro­péenne.

La minis­tre salue enfin ses homo­lo­gues por­tu­gais, luxem­bour­geois et irlan­dais, nom­més par l’Union Européenne pour sié­ger au conseil de fon­da­tion de l’Agence Mondiale Antidopage. Une réu­nion de tra­vail, en marge du conseil, a sou­li­gné la déter­mi­na­tion col­lec­tive des minis­tres qui repré­sen­te­ront l’Europe au sein de l’ins­tance mon­diale, et leurs vues com­mu­nes pour faire avan­cer ensem­ble la cause de la lutte contre le dopage.