Créé par le Conseil de l’Europe pour veiller au respect des normes anticorruption de l’organisation par les Etats membres, le Groupe d’Etats contre la Corruption - GRECO a pour objectif d’améliorer la capacité de ses 49 Etats membres, 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, la Biélorussie et les Etats-Unis d’Amérique, à lutter contre la corruption. 

Afin d’identifier les lacunes dans les politiques nationales de lutte contre la corruption, le GRECO procède par "cycles d’évaluation" qui aboutissent à des recommandations dont le but est d’inciter les Etats à procéder aux réformes nécessaires dans les domaines législatif, institutionnel et pratique.

Le GRECO est aussi un forum pour le partage des meilleures pratiques en matière de prévention et de détection de la corruption.

Lors de la conférence qui s’est tenue en juin 2019, organisée dans le cadre de la Présidence française du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, 17 mai-27 novembre 2019, en présence du Secrétaire général du Conseil de l’Europe, de la présidente de l’Assemblée parlementaire et de ses homologues de l’Albanie, de la Croatie, de la Géorgie et de Monaco, la ministre de la justice, a rappelé l’attachement de la France aux travaux du GRECO et a souligné le rôle majeur de cette institution dans la lutte contre la corruption en Europe qui permet ainsi d’améliorer la confiance des citoyens dans les institutions et leurs représentants, lutte également nécessaire pour consolider l’Etat de droit et la démocratie.

La garde des Sceaux a également plaidé pour la poursuite des actions au niveau national de lutte contre la corruption afin de satisfaire aux recommandations qui sont et seront formulées par le GRECO et en particulier, la nécessité de s’appuyer sur les autorités nationales spécialisées telles que, pour la France, l’Agence française anticorruption - AFA et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique - HATVP puis également mis en exergue l’importance du Parquet national financier.

Enfin, la ministre s’est enfin prononcée pour une mobilisation renforcée de la société civile et a, à ce titre, rappelé la nécessaire protection des lanceurs d’alerte.


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