Pour mémoire, il y a 100 ans, le 18 janvier 1919, la Conférence de la paix rassemblait à Paris,les pays vainqueurs de la Première guerre mondiale pour préparer les traités de paix, qui dès son ouverture, les nouvelles nations exprimèrent leurs aspirations à l’autonomie et à l’indépendance. 


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A cette occasion, le ministère des Affaires étrangères avait pu fournir par l’intermédiaire de ses diplomates près du quart de la délégation française et ainsi jouer un rôle très actif tant au sein des organes décisionnels de la Conférence que de ses multiples comités et commissions


Lors de la Conférence de la paix, vingt-sept États seront représentés : la France avec cinq représentants tout comme les États-Unis, l’Empire britannique, le Japon et l’Italie, trois pour la Belgique, le Brésil et la Serbie, deux pour la Chine, la Grèce, le Hedjaz, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Siam et la Tchécoslovaquie, un pour Cuba, le Guatemala, Haïti, le Honduras, le Liberia, le Nicaragua, le Panama, la Bolivie, l’Équateur, le Pérou et l’Uruguay.
Les dominions britanniques d’Australie, Canada et Afrique du Sud devaient être représentés à part de la Grande-Bretagne, avec chacun deux représentants.
L’Inde, avec deux représentants également, leur était assimilée.
La Nouvelle-Zélande avait un représentant.
Le Monténégro pourrait bénéficier d’un siège lorsque la situation serait éclaircie. La question de la représentation russe était réservée.

Seuls les vaincus de la guerre n’étaient pas conviés, ainsi le sort des empires allemand, austro-hongrois et ottoman se réglerait en leur absence, contrairement à la France vaincue de 1814-1815, qui avait pu peser efficacement sur les négociations par la voix de Talleyrand.


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