Quels que soient leurs parcours, l’engagement des jeunes sera favorisé et reconnu. Toutes les institutions qui les accueillent, notamment celles à caractère éducatif ou dédiées à la formation professionnelle, seront mobilisées pour les informer et les inciter à l’engagement citoyen.

Cet engagement dans des associations, des partis, des syndicats ou auprès de collectivités sera reconnu et valorisé.

Actions


Informer et sensibiliser les jeunes à tous les types d’engagement, tout au long du parcours scolaire comme en-dehors du cadre de l’éducation formelle

La première étape est d’informer et sensibiliser les jeunes sur les différentes formes d’engagement possibles (bénévolat associatif, volontariat, militantisme, etc.), et sur les missions disponibles dans leur territoire de vie. Cette sensibilisation aura lieu tout au long du parcours scolaire, mais également pendant les temps de vie plus informels. La place des associations dans ces lieux de vie sera confortée. Les structures qui relaient les différentes formes d’engagement seront soutenues, notamment les associations étudiantes par une meilleure utilisation des fonds disponibles (Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes, FSDIE) et la généralisation des bureaux de la vie étudiante dans les universités. L’incitation à l’engagement passe aussi par la promotion de l’engagement personnel dans toute sa diversité : de la fonction de délégués élèves et d’éco-délégués dans les établissements scolaires, à la prise de responsabilités dans les associations, en passant par le développement du service civique et du volontariat international.

Favoriser la reconnaissance et la valorisation des expériences associatives, syndicales et politiques, grâce à la capitalisation des acquis et à leur prise en compte dans le parcours scolaire et l’insertion professionnelle

La loi prévoit la valorisation des acquis de l’expérience (VAE) salariée ou bénévole mais le parcours de validation est d’une complexité souvent difficile à maîtriser, notamment pour les personnes peu ou pas diplômées. Or, l’engagement dans un contexte professionnel, salarié ou bénévole, est source d’acquisition de compétences, de savoir-être et de savoir-faire. Les outils existants, tels le Livret expérimental de compétences (enseignement général et agricole) ou les carnets expérimentés par certaines universités sont perfectibles. Une démarche transversale associant les ministères chargés de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Éducation nationale, de la Réussite éducative, de l’Enseignement supérieur et de la Jeunesse et de la Vie associative, des représentants des régions, des acteurs de la formation et des partenaires sociaux permettra d’identifier les compétences socioprofessionnelles aujourd’hui non susceptibles d’être sanctionnées par un diplôme ou une certification.

L’objectif est ainsi de faciliter la reconnaissance par les associations, les établissements scolaires, universitaires, d’apprentissage et de formation professionnelle, ainsi que par les employeurs publics et privés, de l’ensemble des expériences acquises par les jeunes dans divers contextes.

Les établissements d’enseignement supérieur seront incités à valoriser ces compétences par une certification, ou par l’attribution de crédits d’études (crédits ECTS). Cette action menée conjointement par le ministère chargé de la Vie associative et le ministère chargé de la Formation professionnelle débutera en 2013.

Développer le dispositif des jeunes sapeurs-pompiers volontaires en ciblant les jeunes en difficulté

Compte tenu du nombre très important de sapeurs-pompiers volontaires, il convient d’avoir pour cette forme emblématique d’engagement des objectifs particuliers de renforcement de la diversité, la mixité et la parité dans le recrutement tant des « Jeunes sapeurs-pompiers » (JSP-11 à 18 ans), que des sapeurs-pompiers volontaires (SPV), voire des professionnels (SPP-16 à 25 ans) en ciblant notamment la jeunesse issue des quartiers populaires et des territoires ruraux. Portée par le ministère de l’Intérieur, cette action s’appuiera sur la sensibilisation et la participation des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) et de l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP). Des actions de sensibilisation sur l’engagement en qualité de SPV seront menées en partenariat, d’une part, avec le ministère de l’Éducation nationale, pour des actions pendant le temps scolaire et, d’autre part, avec le ministère de la Défense à l’occasion d’actions en direction de la jeunesse.