Martin a obtenu en septembre dernier sa licence d’économie. Il parle couramment allemand et anglais,"un sacré atout" explique-t-il. L’anglais, c’est "grâce aux films en VO et à l’omniprésence de la langue dans notre société", l’allemand, c’est "grâce à Erasmus". Lorsqu’il parle d’Erasmus, Martin s’emporte. Il a en effet gardé un pied à Berlin : "C’est tout simplement l’année la plus enrichissante de ma vie. Tant au niveau culturel qu’au niveau des rencontres." 

Lorsqu’il a eu son baccalauréat, Martin s’est tourné vers l’économie par passion : "ce rêve étonnant que j’ai toujours eu de devenir trader", s’amuse-t-il. "Il se trouve que l’économie, c’est un domaine au sein du quel si tu ne parles que français, tu n’as aucune chance. J’avais un anglais plutôt bon, il me fallait une autre langue." 

L’idée de faire un échange en Erasmus lui est apparu comme une évidence : "évidemment, j’avais vu les pérégrinations de Romain Duris dans l’Auberge Espagnole, ça donnait envie !" 

Créé en 1987, le programme Erasmus permet à des étudiants européens de partir le temps d’une année ou bien d’un semestre étudier leur matière de prédilection dans un pays étranger. Plus de 2 millions d’étudiants ont déjà profité de ce programme.

"Erasmus, c’est d’abord beaucoup de papiers. Mais avec un peu d’organisation, ça se fait bien", explique Martin. "Et puis ça vaut vraiment le coup !"

Il arrive à Berlin pour la rentrée universitaire, afin d’y passer une année. Martin a trouvé un appartement sur internet qu’il occupera en colocation avec l’un de ses ami, français également, "mais à l’appartement, on parlait allemand parfois". Ses cours lui étant dispensés en allemand, Martin perfectionne la langue qu’il avait déjà beaucoup étudiée au collège et au lycée : "en un mois, je comprenais tout, en trois, je me faisais parfaitement comprendre"

Son année, il l’obtient avec brio, mais là n’est pas l’essentiel selon lui : "J’ai découvert une culture. Je peux dire que je connais l’Allemagne, que je connais Berlin. J’ai des pieds-à-terre, des amis, c’est ma deuxième ville, désormais. Et j’y suis déjà retourné deux fois depuis. Je compte bien garder contact avec ces gens qui m’ont tant appris !" En effet, par le biais des années passées en Erasmus, les bénéficiaires du programme expérimentent une autre manière d’apprendre. Plongés en terre inconnue, ils développent une forte capacité d’adaptation et s’investissent énormément dans la vie universitaire.

Et si c’était à refaire, demande-t-on à Martin pour conclure l’entretien : "Ai-je vraiment besoin de vous répondre ?"