Arrêté du 18 août 1988 (Solidarité, Santé et Protection sociale : Action sociale ; Jeunesse et Sports : Jeunesse et Vie associative)
Vu D. no 79-500 du 28-6-1979 mod. par D. no 88-690 du 9-5-1988.

Programmes et modalités de la formation préparatoire au diplôme d’Etat relatif aux fonctions d’animation.

NOR : MENK8870035A

TITRE PREMIER : Instances consultatives et administratives.

Article premier. - La Commission nationale pour la formation à l’animation prévue à l’article 5 du décret susvisé est ainsi composée :

Le directeur de l’action sociale, ou son représentant ;

Quatre représentants désignés par le ministre chargé de l’Action sociale ;

Le directeur de la Jeunesse et de la Vie associative, ou son représentant ;

Quatre représentants désignés par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq responsables ou formateurs appartenant à des organismes concourant à la formation d’animateurs professionnels, désignés conjointement par le ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale et par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq responsables d’associations employant des personnels d’animation, désignés conjointement par le ministre chargé de l’Action sociale et par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq représentants des organisations syndicales représentatives au niveau national des personnels chargés de fonctions d’animation ;

Trois personnalités qualifiées, désignées conjointement par le ministre chargé de l’Action sociale et par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Deux représentants des collectivités territoriales désignés conjointement par le ministre chargé de l’Action sociale et par le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Un sur proposition de l’association des maires de France ;

Un sur proposition de l’association des présidents des conseils régionaux.

Les membres sont nommés pour trois ans par arrêté conjoint des deux ministres.

La présidence de la CNAFA est assurée alternativement, par période d’un an, par le directeur de l’Action sociale et par le directeur de la Jeunesse et de la Vie associative.

Art. 2. - La COREFA prévue à l’article 5 du décret susvisé est ainsi composée :

Le directeur régional des Affaires sanitaires et sociales, ou son représentant ;

Le directeur régional de la Jeunesse et des Sports, ou son représentant ;

Quatre responsables ou formateurs issus d’organismes concourant à la formation d’animateurs professionnels ;

Quatre responsables d’associations employant des personnels d’animation ;

Trois personnalités qualifiées ;

Un représentant des collectivités régionales désigné par son président.

Les membres de la COREFA sont nommés pour trois ans par le préfet de région sur proposition conjointe du directeur régional des Affaires sanitaires et sociales et du directeur régional de la Jeunesse et des Sports.

La présidence de la COREFA est assurée alternativement, par période d’un an, par le directeur régional des Affaires sanitaires et sociales et par le directeur régional de la Jeunesse et des Sports.

Art. 3. - Il est institué un secrétariat régional du DEFA chargé de la responsabilité administrative du diplôme.

TITRE II : Accès à la formation.

Art. 4. - Pour s’inscrire aux épreuves de sélection, les candidats doivent remplir l’une des conditions suivantes :

Etre titulaire du BASE ;

Justifier de trois années à temps complet d’activités professionnelles ;

Justifier de trois années d’exercice d’activités d’animation par périodes minimales continues de neuf mois ;

Justifier de trois années d’activités cumulées pouvant comporter des périodes d’activités professionnelles et des périodes d’activités d’animation répondant aux conditions définies ci-dessus.

Art. 5. - Le dossier de demande d’admission à la préparation du DEFA comprend :

Un curriculum vitae ;

Une fiche d’état civil ;

Un justificatif du domicile ;

La copie des diplômes ;

Une copie des certificats de travail, des attestations d’activités du candidat dans le secteur de l’animation ;

Un document élaboré par le candidat présentant son expérience professionnelle ou sociale, en relation avec la formation envisagée.

Ce dossier de demande d’admission est déposé par le candidat auprès du secrétariat régional du DEFA dont relève son domicile.

Art. 6 (modifié par l’arrêté du 31 mars 1995). - La sélection comprend deux épreuves écrites et une épreuve orale.

La première épreuve écrite d’une durée de deux heures porte sur un sujet d’actualité et permet de vérifier la qualité de l’expression écrite et la capacité du candidat à mettre en évidence son intérêt pour les problèmes du monde contemporain.

La seconde, d’une durée de deux heures, a pour but, à partir d’un dossier proposé par le jury prévu à l’article 13, d’évaluer les capacités d’analyse et de synthèse du candidat.

L’épreuve orale, à partir du document prévu à l’article 5, permet de vérifier les capacités d’expression et de communication du candidat et d’apprécier son expérience professionnelle et sociale.

La durée de l’entretien avec le jury est d’une demi-heure.

Les trois épreuves ont le même coefficient.

Toute note inférieure à 8 sur 20 est éliminatoire.

Sont déclarés admis, par décision du préfet de région sur proposition du jury, les candidats qui ont obtenu pour l’ensemble des épreuves une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20.

Un livret de formation est ouvert au nom de chaque candidat sélectionné.

Pour les formations générales assurées en totalité par un organisme unique :

La responsabilité de la sélection peut être déléguée à l’organisme de formation s’il en fait la demande ;

Les modalités de sélection peuvent comporter des épreuves qui complètent celles prévues au présent article et qui sont définies dans le dossier pédagogique soumis à l’agrément ;

Les directeurs régionaux s’assurent de la régularité du déroulement des épreuves ;

Le secrétariat régional du DEFA du lieu d’implantation de la formation instruit les dossiers des candidats ;

La décision de sélection n’est valable que pour la formation bénéficiant de l’agrément.

TITRE III : Déroulement de la formation.

Art. 7. - La formation générale doit doter l’animateur des connaissances et méthodes nécessaires à l’exercice professionnel des fonctions d’animation. Les contenus propres à chaque UF prennent en compte la dimension professionnelle globale de la formation générale.

Elle comprend cinq unités de formation de cent soixante heures minimum chacune dont les objectifs et programmes sont définies en annexe I au présent arrêté et qui sont :

Gestion, administration, organisation ;

Pédagogie, relations humaines ;

Environnement social de l’animation ;

Technique d’animation ;

Approfondissement de l’une des quatre UF précédentes. L’approfondissement ne peut débuter qu’après que les quatre unités de formation aient été suivies et que celle faisant l’objet de l’approfondissement ait été validée.

Elle comprend également un stage pratique d’une durée de quatre mois à temps plein ou de huit mois à temps partiel qui s’effectue dans une structure à caractère socio-éducatif, culturel, social ou sportif.

Art. 8 (modifié par l’arrêté du 31 mars 1995). - La formation générale s’effectue :

Soit sous la responsabilité d’un organisme unique qui en assure la totalité ;

Soit par unités de formation indépendantes. Les conditions du stage pratique sont alors définies sous contrôle conjoint du directeur régional des Affaires sanitaires et sociales et du directeur régional de la Jeunesse et des Sports.

Dans les deux cas, les formations sont agréées par décision conjointe de deux directeurs régionaux.

Art. 9. - Chaque unité de formation donne lieu à une évaluation effectuée par le responsable de la formation, à la suite d’un entretien avec le stagiaire.

Ces appréciations sont jointes au livret de formation du candidat.

Art. 10. - Pour entreprendre l’expérience d’animation, le candidat doit avoir obtenu :

La validation de l’ensemble des éléments de la formation générale ;

L’accord du jury défini à l’article 14 :

Sur les modalités du déroulement de son expérience d’animation ;

Sur la proposition qu’il fait d’un conseiller.

L’expérience d’animation s’étend sur dix-huit mois au plus à compter de la notification de l’accord du jury. Elle comprend :

Douze mois en situation d’animation réalisés dans une optique professionnelle ;

Une formation de deux cents heures comprenant, d’une part, un module agréé de cent vingt heures au moins de perfectionnement sur la méthodologie du projet et l’évaluation de l’action, d’autre part, une formation personnalisée ;

La rédaction d’un mémoire et sa soutenance devant le jury.

Les modalités techniques et pédagogiques de réalisation de l’expérience d’animation sont précisées en annexe II.

Art. 11. - Le mémoire est une production écrite qui doit faire apparaître une réflexion théorique sur l’animation, à caractère professionnel, réalisée par le candidat.

Art. 12. - Les allégements prévus à l’article 6 du décret susvisé, dans la limite de deux unités de formation et à l’exclusion de l’unité d’approfondissement, peuvent être accordés conjointement par les deux directeurs régionaux.

Art. 13. - Les candidats justifiant de trois années au moins à temps plein d’expérience professionnelle en animation au moment de la sélection bénéficient sur leur demande de la dispense du stage pratique.

TITRE IV : Sélection et validation de la formation.

Art. 14. - Sur proposition conjointe du directeur régional des Affaires sanitaires et sociales et du directeur régional de la Jeunesse et des Sports, le préfet de région nomme un jury régional et son président pour une période d’un an.

Le président est choisi parmi les membres du jury.

La composition du jury est la suivante :

Le directeur régional des Affaires sanitaires et sociales, ou son représentant, et une personnalité qualifiée proposée par lui ;

Le directeur régional de la Jeunesse et des Sports, ou son représentant, et une personnalité qualifiée proposée par lui ;

Un membre du personnel enseignant de statut universitaire ;

Un formateur concourant à la formation d’animateurs professionnels ;

Deux professionnels de l’animation en activité.

Pour les épreuves de sélection et pour chaque type de contrôle, le jury est assisté par des groupes d’experts choisis dans une liste arrêtée par le préfet sur proposition conjointe des deux directeurs régionaux.

Le jury se réunit en séance plénière pour arrêter ses décisions de validation de la sélection, des acquis des unités de formation, du stage pratique et de l’expérience d’animation.

Art. 15. - Pour chaque unité de formation, le candidat peut se présenter au contrôle dès qu’il a suivi l’unité de formation agréée ou dès qu’il a bénéficié de l’allégement de formation correspondant.

Les contrôles sont effectués par les groupes d’experts pour chaque unité de formation selon les modalités suivantes :

Gestion, administration, organisation (GAO) : une épreuve écrite de quatre heures à partir d’un dossier ;

Pédagogie et relations humaines (PRH) : une épreuve qui comprend une heure de préparation, un exposé de vingt minutes au maximum et un entretien à partir d’une étude de cas ;

Environnement social de l’animation (ESA) : une épreuve écrite de quatre heures à partir d’un dossier ;

Technique d’animation : une épreuve consistant dans la présentation ou la réalisation d’une animation suivie d’un entretien d’une durée de trente minutes ;

Approfondissement : la notation d’un document écrit, sur un thème en relation avec le contenu de l’unité de formation approfondie.

Les sujets des épreuves GAO, PRH et ESA sont arrêtés par les deux directeurs régionaux sur proposition du jury régional.

Pour ces cinq unités de formation, le jury mentionné à l’article 14 accorde ou non l’unité de formation en prenant en compte le résultat obtenu à l’épreuve de contrôle et l’évaluation du formateur mentionnée à l’article 9.

Le candidat ayant échoué trois fois à une épreuve doit reprendre la formation considérée ou perd le bénéfice de la décision lui ayant accordé un allégement.

Le stage pratique : le compte rendu rédigé par le candidat est examiné par le jury. S’il le juge nécessaire, celui-ci convoque le candidat en vue d’un entretien. La non-validation du stage par le jury doit donner lieu soit à la production d’un nouveau compte rendu, soit à la réalisation d’un autre stage pratique.

Les modalités de validation des unités de formation et du stage pratique sont précisées dans l’annexe III.

Art. 16. - A l’issue de douze mois en situation d’animation et de la formation de deux cents heures, la validation de l’expérience d’animation consiste en l’appréciation du mémoire rédigé par le candidat et en sa soutenance.

Chacun de ces deux éléments est noté de 0 à 20 par le jury siégeant en formation restreinte de trois de ses membres :

Un des représentants des deux administrations ;

Un des professionnels de l’animation en activité ;

Le membre du personnel enseignant de statut universitaire.

Le conseiller assiste à la soutenance avec voix consultative.

L’expérience d’animation est validée par le jury prévu à l’article 14 pour les candidats ayant obtenu la moyenne de 20 sur 40.

Le jury peut demander un travail complémentaire ou déclarer l’expérience non validée ; dans ce dernier cas, le candidat peut recommencer l’expérience dans des conditions devant faire l’objet d’un nouvel accord du jury selon les modalités prévues à l’article 10.

Art. 17. - Le candidat ayant satisfait à cette dernière épreuve se voit attribuer le diplôme.

Art. 18. - Les candidats ayant débuté une ou plusieurs unités de formation avant le 1er janvier 1989 peuvent faire valider ces formations jusqu’au 1er janvier 1990 dans les conditions fixées par l’arrêté du 29 juin 1979.

La deuxième unité de formation technique obtenue dans ces conditions équivaut à l’unité de formation Approfondissement définie à l’article 7 du présent arrêté.

Art. 19. - L’arrêté du 29 juin 1979 portant sur les programmes et les modalités de la formation préparatoire est abrogé.

(JO du 4 octobre 1988 et BO. Jeunesse et Sports no 19 du 26 octobre 1988.)

Annexe I

OBJECTIFS ET PROGRAMMES DE LA FORMATION GÉNÉRALE

GESTION ; ADMINISTRATION ; ORGANISATION

Objectifs

1. Développer les capacités d’action professionnelle de l’animateur par l’acquisition des méthodes de planification, d’organisation et de gestion.

2. Développer les compétences de l’animateur pour :

2.1. Diagnostiquer les ressources et les contraintes de la structure.

2.2. Identifier les partenaires publics et privés, connaître leurs attributions, leurs compétences, leur fonctionnement.

2.3. Comprendre et savoir lire un compte de résultats et en analyser la cohérence par rapport à une stratégie d’animation et à la planification des actions.

2.4. Connaître les sources du droit et savoir les utiliser.

2.5. Déterminer, promouvoir et évaluer des objectifs (marketing social).

Programme GAO

1. Données générales.

1.1. Introduction à :

L’organisation administrative et territoriale de la France ;

Les institutions européennes ;

La sociologie des organisations.

1.2. Connaissance :

Des structures et des cadres juridiques et institutionnels permettant la réalisation d’un projet ;

De la législation du travail, de la législation sociale ;

Des notions de base en comptabilité et comptabilité analytique, en fiscalité ;

Des obligations fiscales des associations ;

Des sources de financement et de produits.

2. Acquisition de méthodes.

2.1. D’organisation du travail et de planification.

2.2. De gestion financière, gestion du personnel avec l’utilisation d’outils de diagnostic et de prévision.

2.3. D’analyse et de contrôle de gestion.

2.4. D’action et de promotion à partir d’une analyse de milieu : (marketing social).

PÉDAGOGIE RELATIONS HUMAINES

Objectifs

1. Développer les capacités d’action professionnelle de l’animateur par l’acquisition de méthodes d’observations et d’analyse des situations relationnelles.

2. Permettre à l’animateur de se connaître et de se repérer dans l’exercice de sa fonction.

3. Favoriser l’acquisition de références théoriques en pédagogie, en psychologie, en psychosociologie.

4. Mesurer les apports et les limites des sciences humaines dans l’exercice de ses fonctions d’animation.

Programme PRH

1. Données générales.

1.1. En pédagogie, initiation :

Aux grands courants pédagogiques ;

A la pédagogie des adultes, andragogie.

1.2. En psychologie, introduction aux différents courants théoriques : la structuration de la personne, son développement, son évolution.

1.3. En psychosociologie, introduction à la psychosociologie : les concepts et les processus fondamentaux : normes, modèles sociaux, rôles, conflits, attitudes, stéréotypes, ...

2. Acquisition de méthodes de travail et développement personnel.

2.1. Application aux milieux professionnels :

La conception, la réalisation et le suivi de l’action pédagogique : finalité, objectifs, moyens, méthodes, évaluation ;

L’observation psychologique et psychosociologique : techniques, apprentissages méthodologiques, savoir observer et comprendre.

2.2. Le développement personnel :

Evaluation et développement de ses ressources ;

Organisation et gestion de son temps ;

Adaptation des stratégies de communication, d’argumentation et de négociation.

ENVIRONNEMENT SOCIAL DE L’ANIMATION

Objectifs

1. Développer les capacités de l’animateur :

1.1. A observer, évaluer, analyser et comprendre des situations, des milieux, des publics pour agir en qualité d’acteur dans un réseau.

1.2. A reconnaître les interactions, les enjeux d’une situation et à établir des liens entre la dimension locale et les phénomènes sociaux.

1.3. A énoncer des hypothèses, des stratégies et évaluer l’action.

1.4. A savoir recueillir et exploiter des informations.

2. Permettre à l’animateur :

2.1. De reconnaître et situer historiquement, socialement l’origine et l’évolution de l’animation.

2.2. D’avoir un regard prospectif sur les tendances lourdes pouvant modifier la pratique professionnelle.

3. Favoriser le repérage des enjeux et des dispositifs économiques, culturels et sociaux.

Programme ESA

1. Données générales.

1.1. Compréhension des modèles d’analyses :

L’analyse institutionnelle ;

L’analyse systémique.

1.2. Connaissance :

Des notions essentielles sur les systèmes économiques et politiques.

2. Adaptation professionnelle.

2.1. La législation : la formation professionnelle, la loi 1901 et la vie associative.

2.2. La connaissance des politiques sociales et des politiques de la jeunesse :

Histoire de l’animation ;

Histoire des professions sociales ;

Dispositifs et enjeux des politiques sociales, et les politiques de la jeunesse.

2.3. L’animation, le travail social et l’Europe :

Les réglementations : notions élémentaires.

Les pratiques innovantes.

3. Apprentissage de méthodes d’investigation, de recueil de données, d’étude prospective :

3.1. L’enquête documentaire, l’enquête sociologique ;

3.2. L’utilisation d’informations statistiques et professionnelles ;

3.3. L’initiation à la démarche prospective.

TECHNIQUE D’ANIMATION

L’animation est considérée comme une technique d’intervention et d’action.

Objectifs

A partir du choix d’un support consistant soit à une technique, soit à un domaine d’action, soit à un public spécifique, cette unité de formation devra :

1. Permettre à l’animateur de développer sa culture générale et l’efficacité de sa pratique professionnelle à partir de trois grands axes complémentaires et transversaux :

L’expression, la communication ;

L’art et la culture ;

Les sciences et les techniques ;

2. Favoriser chez l’animateur l’acquisition d’une démarche professionnelle d’investigation, engageant son regard, développant sa curiosité et l’intérêt qu’il porte au monde contemporain en s’appuyant sur les évolutions socio-culturelles.

Programme technique d’animation

1. L’expression et la communication.

1.1. Perfectionnement technique : prendre la parole, s’exprimer et communiquer face à face, et en groupe. Rédiger, réaliser, produire.

Entraînement à la logique, structurer sa pensée et l’organiser.

1.2. Développement de la créativité et découverte des méthodes applicables aux différentes situations professionnelles.

1.3. Initiation à la sociologie de la communication : schéma de la communication, analyse de processus et des messages, objectifs et effets.

2. L’art et la culture.

2.1. Introduction, sensibilisation à l’objet culturel, le beau, la valeur.

2.2. La consommation culturelle : la notion de besoin culturel, les pratiques culturelles.

2.3. Notion de culture et mass media : presse, cinéma, publicité, ...

2.4. Culture et civilisation. Fonction sociale d’une culture.

3. Les sciences et les techniques.

3.1. Sensibilisation aux sciences et aux techniques supports et aides à l’animation :

L’apport des sciences pour une application à l’animation ;

Les techniques et les modes de fabrication, de production ;

La connaissance des sources et des réseaux d’information et de diffusion ;

La connaissance élémentaire de la réglementation en vigueur ;

La connaissance des matériels ou des pratiques.

APPROFONDISSEMENT

De l’une des quatre unités de formation précédemment suivies.

L’unité de formation faisant l’objet de l’approfondissement doit en outre avoir été validée.

Objectifs

En vue de la préparation à l’expérience d’animation et à la soutenance du mémoire.

1. Perfectionner les méthodologies :

1.1. Développer la maîtrise des méthodes d’investigation et de traitement des données et des informations ;

1.2. Savoir analyser et comprendre des situations professionnelles ;

1.3. Pouvoir formuler et choisir des options.

2. Compléter les acquis de l’unité de formation approfondie en choisissant de développer plus particulièrement un des aspects du programme.

LE STAGE PRATIQUE

Objectifs

A partir d’une mise en situation d’animation :

1. Permettre au candidat d’observer et d’analyser une structure et son environnement ;

2. Favoriser une liaison entre la théorie et la pratique.

Annexe II

MODALITÉS TECHNIQUES ET PÉDAGOGIQUES

DE LA RÉALISATION DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

L’accord pour entreprendre l’expérience d’animation se fait à partir du dossier déposé par le candidat auprès du secrétariat régional du DEFA

I. Le dossier comprend :

1. La proposition par le candidat d’un conseiller ;

2. Le projet d’animation rédigé ;

3. La présentation du thème du mémoire ;

4. Le projet de formation de deux cents heures.

II. Les critères d’appréciation du dossier par le jury sont les suivants :

1. Le conseiller doit être une personne " ressource " qui a rôle de formateur, de conseiller pédagogique, de guide, de " superviseur ", d’aide. Il doit avoir une qualification et une compétence d’expert en rapport avec l’expérience d’animation présentée dans le dossier remis au jury.

Le conseiller s’engage à accorder au stagiaire un minimum de quarante heures de travail d’accompagnement personnalisé.

2. L’adéquation entre le projet et les moyens disponibles doit apparaître.

La présentation comportera notamment les informations suivantes :

Le statut de l’animateur ;

Des renseignements précis sur la structure, l’association, et l’environnement dans lequel le projet s’inscrit ;

Le financement de l’action ;

L’organisation du plan de travail.

3. Le thème du mémoire doit faire apparaître l’objet de la réflexion que le candidat souhaite mener.

4. La formation de deux cents heures doit être intégrée d’une manière cohérente dans l’expérience d’animation.

III. La formation de deux cents heures comprend :

L’unité de formation agréée de cent vingt heures minimum ;

La formation personnalisée.

L’UNITÉ DE FORMATION AGRÉÉE DE 120 HEURES MINIMUM

Objectifs

1. Perfectionner le candidat à la méthodologie du projet et à l’évaluation de l’action.

2. Préparer le candidat à la production et à la soutenance du mémoire.

Programme

1. Perfectionnement :

Au traitement de l’information, à l’analyse des milieux et des situations ;

Aux méthodes de détermination des objectifs d’action et à leur planification ;

Aux techniques de mise en oeuvre du projet : aspects organisationnels et financiers (dimensions stratégique et entreprenariale de l’action) ;

Aux méthodologies des processus d’évaluation et de prévision.

2. Acquisition de méthodes d’analyse de discours, de contenu, de pratique :

Compréhension des enjeux, des interactions dans un contexte donné.

3. Développement de l’efficacité professionnelle et personnelle :

Stratégies d’argumentation, de négociation, de résolution de conflit ;

Techniques de décision ;

Marketing social ;

4. Groupe de travail méthodologique :

Atelier collectif de préparation du mémoire.

LA FORMATION PERSONNALISÉE

Elle est un moment privilégié qui doit permettre au candidat une appropriation personnalisée d’un ou plusieurs domaines nécessaires, d’une part, à la réalisation de son expérience d’animation, d’autre part, à son évolution professionnelle et sociale (par exemple : participation à des cours, un colloque, un voyage d’étude).

Annexe III

VALIDATION DES UNITÉS DE FORMATION,

DU STAGE PRATIQUE, DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

VALIDATION DES UNITÉS DE FORMATION

Gestion, administration, organisation : GAO

Pédagogie relations humaines : PRH

Environnement social de l’administration : ESA

Technique d’animation.

Approfondissement.

PRINCIPE GÉNÉRAL POUR TOUTES LES UNITÉS DE FORMATION

Les contrôles doivent permettre de vérifier que les objectifs propres à chaque unité de formation sont atteints et que la compréhension des schémas théoriques, en relation à une pratique, sont correctement utilisés dans une optique professionnelle.

CRITÈRES COMMUNS AUX UNITÉS DE FORMATION : GAO, PHR, ESA

Les épreuves faisant appel à la méthode des cas, à partir d’un dossier doivent permettre de vérifier que le candidat est capable :

1. D’utiliser le dossier, de hiérarchiser les informations, de comprendre la question ;

2. De repérer des éléments dans un texte, un tableau statistique, un schéma ;

3. D’identifier une difficulté dans une situation donnée ;

4. D’observer et citer les variables et de faire un diagnostic ;

5. D’émettre, d’énoncer des hypothèses ;

6. De choisir, de proposer et d’argumenter une solution applicable et viable ;

7. D’organiser, d’exprimer à l’écrit ou l’oral ses idées pour formuler une proposition cohérente.

Le dossier comprend l’ensemble des données disponibles présentant une situation.

Il présente un cas concret passé ou actuel puisé dans le contexte professionnel de l’animation.

Ce cas doit permettre de révéler une difficulté, de porter un diagnostic et de proposer une solution.

CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES A CHAQUE UNITÉ DE FORMATION

1. GAO : Cette épreuve doit permettre de vérifier que le candidat est capable :

1.1. De planifier, d’organiser et de gérer une action d’animation ;

1.2. De poser un diagnostic mettant en évidence les ressources et les contraintes institutionnelles humaines et financières ;

1.3. D’établir une prévision intégrant les données organisationnelles et financières ;

1.4. De formuler une proposition cohérente.

2. PRH : Cette épreuve doit permettre de vérifier que le candidat est capable :

2.1. De formuler un diagnostic sur une situation à partir de données psychologiques, psychosociologiques et pédagogiques ;

2.2. D’émettre des hypothèses d’action en lien avec ses aptitudes personnelles ;

2.3. De concevoir et d’envisager le suivi de l’action pédagogique proposée ; préciser la finalité, fixer les objectifs, les moyens, les méthodes d’évaluation, adaptés à la situation ;

L’entretien doit permettre en outre de vérifier l’adaptation du candidat à une situation relationnelle :

Sa faculté d’écoute, d’observation, de compréhension ;

Sa capacité à s’exprimer, argumenter, communiquer, à maîtriser les temps et organiser son exposé.

3. ESA : Cette épreuve doit permettre de vérifier que le candidat est capable :

3.1. De rédiger une note de présentation à l’intention d’un décideur identifié ;

3.2. De formuler des hypothèses d’action en intégrant l’utilisation des dispositifs institutionnels économiques, culturels, sociaux existants ;

3.3. De maîtriser des outils d’information nécessaires à l’analyse des milieux ;

3.4. D’identifier et comprendre les principales composantes d’une situation locale en les articulant avec les données macro-sociales.

4. Technique d’animation.

Le candidat a le choix entre deux modes de contrôle. Quand il s’inscrit pour passer le contrôle des connaissances il précise la modalité choisie.

4.1. S’il opte pour la présentation d’un projet, ou d’une action en cours de réalisation il devra faire apparaître sa capacité :

A construire et structurer un document ;

A valoriser, à soutenir et à argumenter son projet ou son action.

4.2. S’il opte pour un contrôle en situation d’animation directe, il devra démontrer sa capacité à conduire et évaluer son animation.

Son comportement et ses relations pédagogiques seront pris en compte.

4.3. Quelle que soit la modalité adoptée pour ce contrôle l’épreuve doit permettre de vérifier en outre la capacité du candidat à :

4.3.1. Maîtriser son action ;

4.3.2. S’exprimer et communiquer ;

4.3.3. Inscrire et mettre en valeur la dimension socio-culturelle de son action ;

4.3.4. Utiliser les réseaux supports de l’action.

5. Approfondissement.

Le candidat produit un document d’une vingtaine de pages dactylographiées et une bibliographie faisant apparaître sa capacité à mener et communiquer une réflexion personnelle et cohérente sur l’approfondissement d’un thème.

LA VALIDATION DU STAGE PRATIQUE

Le compte rendu du stage pratique correctement présenté et rédigé comprend une vingtaine de pages dactylographiées et des annexes.

Le candidat doit faire apparaître clairement les caractéristiques de la structure d’accueil et l’animation menée.

LA VALIDATION DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

Le jury siège en formation restreinte avec au moins trois de ses membres.

Le mémoire est une production écrite de 50 à 70 pages dactylographiées, non comprises les annexes et la bibliographie. Le contenu du mémoire doit faire apparaître l’articulation entre la théorie et la pratique.

1. La notation du mémoire sur 20 points s’effectue selon les critères suivants :

1.1. La maîtrise de l’expression et du raisonnement ;

1.2. La pertinence de l’analyse dans le champ professionnel de l’animation, dans un contexte économique politique et social donné ;

1.3. L’intégration des acquis de la formation, la maîtrise des références théoriques et pratiques ;

1.4. La capacité à mener un réflexion distanciée et cohérente.

La soutenance du mémoire dure une heure.

Le candidat présente d’une manière synthétique son mémoire, apporte des points de vue complémentaires ou critiques sur son document et répond aux questions du jury.

La notation tient compte de sa capacité d’expression, et de sa capacité à développer un raisonnement logique et cohérent.