Emploi

Les politiques à l’œuvre visent à répondre aux besoins des jeunes en matière d’insertion, de qualification et d’emploi. 

Illustration Emploi

Présentation des politiques d'insertion

Les difficultés d’insertion professionnelle continuent à exister et concernent avant tout les jeunes les moins qualifiés : le taux de chômage des non-diplômés reste plus élevé que celui des personnes qui disposait d’un diplôme supérieur.

En 2023, 22,6 % des jeunes sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans et qui sont en emploi occupent un emploi salarié à durée limitée, c’est le cas de 13,0 % de ceux qui ont terminé leur formation initiale depuis 5 à 10 ans. INJEP, chiffres clés 2025.

En 2024, 18,8 % des actifs âgés de 15 à 24 ans sont au chômage (taux de chômage), contre 7,4 % de l’ensemble des 15 ans et plus. La part du chômage des 15-24 ans est de 7,9 %, contre 5,6 % de l’ensemble des 15 ans et plus. INJEP chiffres clés 2025.

Les freins d’accès à l’emploi restent particulièrement importants chez certains jeunes : les jeunes "NEET" (ni en emploi, ni en études et ni en formation), les jeunes résidant dans les quartiers de la politique de la ville ou en zones rurales, les jeunes des territoires d’outre-mer, les jeunes dits « issus de l’immigration », les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance (ASE), les jeunes sous main de justice, etc.

Les parcours de certains jeunes sont ainsi marqués par des périodes de transitions et de chômage qui ont des incidences en termes d’accès aux droits sociaux.

Pour répondre au besoin des jeunes en matière de solution d’insertion, de qualification et d’emploi, un grand nombre de dispositifs ont été intégrés dans un plan d’ensemble, « 1 jeune, 1 solution » et d’autres mesures d’accompagnement renforcé permettent de compléter l’offre de services en faveur des jeunes. 

Les actions en faveur de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes

Les politiques de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes relèvent essentiellement de la compétence du ministère du Travail et des Solidarités et notamment de la délégation générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP).

Toutefois afin de conjuguer les efforts de façon commune, renforcé , une stratégie interministérielle et partenariale pour de l’emploi des jeunes a été construite avec les différents ministères concernés.

  • Le ministère du Travail et des Solidarités ;
  • Le ministère de l’Éducation nationale ;
  • Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace ;
  • Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

Présentée au Comité national pour l’emploi (CNE), le 16 juillet 2025, la stratégie pour l’emploi des jeunes repose sur une coordination renforcée des acteurs, à l’échelle nationale comme territoriale. Elle vise à articuler des mesures pour l’emploi, l’accompagnement par France Travail et les Missions locales, et des activités structurantes tels que les dispositifs d’engagement ou d’information jeunesse. La reconnaissance de l’offre de formation qualifiante et diplômante, notamment par la voie de l’alternance, constitue un levier stratégique.

Le plan « Emploi Futur » a été présenté le 07 mai 2026.

Ce plan vise l’augmentation du taux d’emploi des 16-25 ans , il rassemble une série de mesure pour faciliter l’accès des jeunes au marché du travail. 

Les trois axes stratégiques retenus

1.  Mieux orienter, mieux former, mieux informer les jeunes sur les métiers porteurs, afin de réduire la déconnexion avec le monde professionnel.

2. Renforcer les liens entre les jeunes et l’entreprise tout au long de leur parcours (stages, alternance, interactions avec les employeurs…).

3.  Prévenir les ruptures, accompagner en amont les jeunes plus vulnérables et promouvoir des parcours intensifs d’insertion.

Les 15 mesures prioritaires proposées et présentées dans les fiches mesures

Ces mesures, soumises au CNE, initialement au nombre de 11, ont été enrichies de nouvelles mesures pour donner lieu à 15 actions, ces dernières ayant soit été redéfinies soit étant totalement nouvelles et visant à rendre la stratégie réellement opérationnelle. Chaque mesure est précisée ci-dessous. 

Axe 1 : Mieux orienter, mieux former, mieux informer les jeunes sur les métiers porteurs, afin de réduire la déconnexion avec le monde professionnel.

  • Enrichir les données Inserjeunes-InserSup
  • Anticiper les besoins en compétences et en recrutement pour mieux orienter l’offre de formation (mesure nouvelle)
  • Développer des actions ciblées vers les métiers qui recrutent (mesure nouvelle)
  • Favoriser les formations courtes et professionnalisantes ainsi que les POEI pour les jeunes (diplômés) qui ne trouvent pas d’emploi
  • Créer une application visant à renforcer l’information des jeunes et à leur proposer des services pour accompagner leur réussite

Axe 2 : Renforcer les liens entre les jeunes et l’entreprise tout au long de leur parcours (stages, alternance, interactions avec les employeurs…).

  • Protéger la santé et la sécurité des jeunes au travail
  • systématiser le recours aux expériences professionnelles dans les parcours d’accompagnement des jeunes 
  • Lancement du dispositif "Passeport de compétences" afin de valoriser les parcours des jeunes
  • Mieux accompagner les jobs étudiants

Axe 3 : Prévenir les ruptures, accompagner en amont les jeunes plus vulnérables et promouvoir des parcours intensifs d’insertion.

  • Consolider le déploiement d’Avenir Pro et Avenir Pro + sur l’ensemble des lycées professionnels  
  • Prévenir et lutter contre le décrochage scolaire en redynamisant l’obligation de formation des 16-18 ans
  • Accompagner la réussite étudiante et l’insertion professionnelle des jeunes sortant de l’enseignement supérieur
  • Valorisation et développement des solutions d’accompagnement intensives
  • Renforcer le mentorat et le parrainage vers l’emploi en ciblant prioritairement les publics les plus vulnérables
  • Contribuer à la stratégie de refondation de l’ASE sur le volet insertion professionnelle

La plateforme « 1 jeune 1 solution »

La plateforme « 1 jeune, 1 solution », a permis depuis sa mise en œuvre, en juillet 2020, à 3 millions de jeunes de trouver un emploi, d’accéder à un parcours d’insertion. Le dispositif intègre, outre les mesures emploi, les actions tournées vers l’engagement des jeunes tel que le service civique.

Le contrat d’engagement Jeunes

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) remplace la Garantie Jeunes depuis le 1er mars 2022 et se caractérise est accessible à pour des jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (29 ans pour des jeunes ayant la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé) qui rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi durable, qui ne sont pas étudiants, ne suivent pas de formation (NEETS).

L’accompagnement proposé, adapté à la situation du jeune et défini avec lui, prend la forme d’un parcours d’insertion intensif.

Le contrat d’engagement jeune est prescrit par l’opérateur France Travail ou les missions locales. Les bénéficiaires d’un contrat engagement jeunes sont inscrits comme demandeurs d’emploi.

Le CEJ est conclu pour une durée maximale de 12 mois (18 mois sous certaines conditions). Le jeune en parcours CEJ perçoit une allocation pouvant aller jusqu’à 566,17 € par mois, en fonction de son âge et de ses ressources et à la condition de respecter ses engagements.

L’alternance comme tremplin vers l’emploi

labonnealternance.apprentissage.beta.gouv.fr invite les jeunes intéressés par l’alternance à venir découvrir l’ensemble des formations et des emplois accessibles en alternance ainsi que de pouvoir entrer en contact avec les écoles et les entreprises en quelques clics, sans avoir besoin de créer de compte.

En savoir plus

L’obligation de formation des 16-18 ans

L’obligation de formation pour les jeunes mineurs de 16-18 ans est inscrite dans la loi n°2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance. Elle est entrée en vigueur en septembre 2020. Elle vise à faire en sorte que les jeunes ne puissent pas sortir du système scolaire sans qualification et compétence. Pour ce faire, le législateur a confié aux missions locales la responsabilité de contrôler le respect par le jeune de son obligation de formation en lien avec le réseau de partenaires de prévention et de lutte contre le décrochage.